(OTTAWA) Aujourd’hui, le sénateur Mac Harb présentera de nouveau au Sénat son projet de loi visant à modifier la Loi sur les pêches afin que la pêche commerciale au phoque ne puisse plus être pratiquée au Canada.
« L’année dernière, cette chasse, qui n’a rapporté qu’un million de dollars aux quelques phoquiers l’ayant pratiquée, ce qui n’a probablement même pas couvert leurs frais, a entraîné des pertes considérables pour les contribuables canadiens et a nui grandement à la réputation du Canada sur la scène internationale, a affirmé le sénateur Harb. Le gouvernement veut maintenant consacrer des efforts futiles à défendre la chasse au phoque devant l’OMC; il compte dépenser un montant évalué à 10 millions de dollars afin de faire tomber l’interdiction de l’Union européenne sur les produits commerciaux dérivés du phoque, même si 73 % des Canadiens estiment que l’Union européenne a le droit de les interdire. »
Au total, 30 pays ont choisi d’interdire ce commerce, dont les 10 plus grands pays importateurs de produits canadiens. En 2009, pour la première fois en 34 ans, le Canada a enregistré son premier déficit annuel, s’élevant à 246 millions de dollars, situation que ne peut qu’aggraver la défense inutile de la chasse commerciale au phoque.
La chasse commerciale au phoque a été la cause de conflits et de distraction avant et pendant les Jeux Olympiques de Vancouver. Les principaux partenaires commerciaux et la majorité des Canadiens ont dénoncé cette chasse. Les chasseurs inuits ont été laissés en plan, car le gouvernement ne travaille pas avec eux pour tirer parti de l’exemption spéciale que leur a accordée l’Union européenne, préférant les mettre dans le même sac que la pêche commerciale du phoque qui n’a aucune chance de survie.
« Les Canadiens en veulent de plus en plus aux politiciens fédéraux qui pratiquent l’opportunisme politique au détriment de questions plus importantes, a déclaré M. Harb. Le temps est venu de tenir un débat ouvert et rationnel sur l’existence même de la chasse commerciale au phoque dans ce pays. Comme je l’ai dit auparavant, je crois sincèrement que le Sénat, où les décisions de la Chambre sont examinées de façon objective, est l’endroit idéal pour discuter de la réalité économique de cette industrie qui n’a aucun avenir. »
Le sénateur Harb a déposé un projet de loi semblable en mars 2009, qu’aucun de ses collègues n’a voulu appuyer pour qu’il soit présenté, empêchant ainsi la tenue d’un débat ouvert et éclairé sur l’objet de ce texte législatif.